Comparatifs — Gravity vs solutions de sourcing M&A

    Gravity vs Societe.com : documenter ou exécuter le mandat

    Societe.com vérifie et documente depuis 25 ans, Gravity exécute le sourcing du mandat. Le duel, usage par usage, pour un cabinet M&A small cap.

    Florent Jacques 17 juin 2026— maj 22 juin 2026 13 min de lecture
    Sommaire · 10 sections+

    Societe.com est le site historique de l'information légale française : plus de 25 ans d'exploitation, 12 millions de sociétés couvertes par son API Pro, une mise à jour quotidienne depuis SIRENE, l'INPI, le BODACC et Infogreffe. Gravity Capital est un agent M&A : il ne vend pas d'information, il exécute le sourcing d'un mandat — périmètre qualifié, scoring, campagne d'approche, NDA signés. Les deux travaillent la même matière première publique. Ils n'en font pas le même métier. Pour vérifier, documenter, archiver : Societe.com. Pour transformer 1,5 million d'entreprises qualifiées en marques d'intérêt signées : la donnée ne suffit plus, il faut l'exécution. Ce duel départage les deux, usage par usage.

    L'essentiel

    • Societe.com structure l'information légale depuis plus de 25 ans : fiches, documents officiels, dirigeants, surveillance — la profondeur d'archive est sa force.
    • Gravity n'est pas un service d'information : c'est un agent qui exécute la chaîne du sourcing, du périmètre aux NDA signés.
    • La vérification d'une contrepartie et l'exécution d'une campagne sont deux moments du même mandat — pas deux options concurrentes.
    • Le bon montage les enchaîne : Societe.com documente avant et après, l'agent exécute entre les deux.
    • Données vérifiées sur societe.com en juin 2026 ; révision de ce comparatif sous six mois.

    Gravity vs Societe.com : deux métiers, une même matière première

    Les registres publics français — SIRENE, RNE, BODACC, greffes — alimentent les deux services. La ressemblance s'arrête à la source.

    Le métier de Societe.com est l'information. Restituer une fiche fiable, donner accès aux documents officiels, suivre les événements d'une société, archiver. Le résultat est une connaissance : on sait qui dirige, ce qui a été déposé, ce qui a changé. C'est le métier le plus ancien de la donnée d'entreprise en ligne, et le site l'exerce depuis la fin des années 1990.

    Le métier de Gravity est l'exécution. Partir d'un mandat, qualifier un périmètre, scorer des cibles ou des acquéreurs, conduire la campagne d'approche, collecter les NDA. Le résultat n'est pas une connaissance : c'est une situation nouvelle — des contreparties qualifiées qui ont signé. Entre savoir et faire, il y a tout le travail du mandat.

    C'est là que se loge le malentendu le plus coûteux. Un dossier parfaitement documenté reste un dossier sans contreparties. L'information la plus complète ne déclenche par elle-même ni rendez-vous, ni marque d'intérêt, ni NDA. Le déclencheur est l'approche — et l'approche est un travail, avec son volume, ses relances et son calendrier. La question d'un cabinet n'est donc jamais « information ou exécution », mais « qui porte chacun des deux, et à quel coût ».

    L'information dit ce qui est. L'exécution change ce qui est. Un mandat a besoin des deux, mais pas au même moment.

    Que couvre Societe.com pour un cabinet M&A ?

    Plus de 25 ans d'exploitation produisent un actif que les entrants n'ont pas : l'épaisseur. Fiches historisées, documents officiels accessibles à l'achat, suivi des mandataires et des dirigeants, listes de surveillance. L'API Pro expose 12 millions de sociétés avec mandataires, bénéficiaires effectifs et dirigeants, mise à jour quotidienne.

    Le modèle économique est hybride. Les fiches gratuites assurent l'audience. Les documents à l'achat, les abonnements et l'API financent le service. Pour un professionnel, l'usage type est la vérification : avant un rendez-vous, avant une signature, avant d'ouvrir une donnée sensible. La fiche dit qui est en face, et l'archive dit depuis quand. Sur une petite place où les réputations circulent, cette vérification documentaire protège autant le cabinet que son client. Elle se fait en quelques minutes, avant tout engagement.

    Trois usages concrets reviennent dans un dossier M&A. Croiser les mandats d'un dirigeant multi-sociétés, pour comprendre qui décide vraiment derrière une holding. Reconstituer la chronologie capitalistique d'une cible avant d'en discuter la valorisation — créations, fusions, changements de contrôle. Constituer le volet documentaire d'un dossier bancaire de reprise, avec les pièces officielles à l'achat plutôt qu'un passage au greffe. Aucun de ces gestes ne demande autre chose qu'un abonnement et de la méthode.

    Les limites sont celles de la catégorie. Les comptes déposés en confidentialité échappent au service, comme à tous les autres. La donnée est restituée telle quelle, sans soldes intermédiaires sectoriels ni scoring de concordance avec un mandat. Et Societe.com n'approche personne — la prospection n'est pas son métier, la vérification l'est.

    Comment Gravity exécute le sourcing du mandat ?

    Gravity part du même univers public — environ 12 millions de sociétés — et le réduit à 1,5 million d'entreprises qualifiées. L'exclusion est automatique : entreprises individuelles, associations et le reste du hors-périmètre M&A sortent du champ avant tout travail.

    Sur ce périmètre, l'agent exécute la chaîne du sourcing en sept étapes. Le sourcing joue dans les deux sens du mandat : en sell-side, l'agent détecte et approche des dirigeants-cédants pour faire naître des mandats de cession ; en buy-side, il identifie et approche les acquéreurs d'une cible. Le scoring de concordance croise les cibles avec les critères réels du mandat. Gravity Scan restitue 50 acquéreurs scorés en une heure. La campagne d'approche déroule des séquences multi-canal sur 60 jours, relances comprises. Les répondants sont qualifiés et les NDA signés électroniquement. En juin 2026, nous mesurons 15 à 20 % de taux de réponse et 10 à 15 NDA signés par dossier — des fourchettes mesurées sur les dossiers en cours, présentées comme telles.

    La contrepartie est nette. Gravity ne sert ni fiche unitaire, ni document officiel, ni archive. Pour savoir qui dirige une société depuis 2003, Societe.com répond là où l'agent reste muet. Les deux frontières sont symétriques — et c'est ce qui rend la comparaison utile.

    La frontière de Gravity mérite d'être écrite au mot près. L'agent porte le sourcing, la documentation commerciale et la phase amont, jusqu'au NDA signé. Tout ce qui suit revient au cabinet : marques d'intérêt, négociation, structuration, closing. Le cabinet reste seul interlocuteur du dirigeant et seul maître de la suite du mandat. L'agent exécute un poste de la chaîne — il ne prend pas la chaîne. La donnée y reste présente comme intrant du scoring, en amont du produit final.

    Gravity vs Societe.com : le tableau de comparaison

    Critères d'un cabinet M&A small cap. Données éditeur vérifiées sur societe.com, consultées en juin 2026.

    Critère Societe.com Gravity
    Nature Information légale historique Agent d'exécution M&A
    Sources SIRENE, INPI, BODACC, Infogreffe SIRENE enrichie (partenariat privilégié data.gouv)
    Couverture 12 M de sociétés (API Pro) Même univers, 1,5 M qualifiées après exclusion automatique
    Profondeur d'archive Plus de 25 ans d'exploitation Sans objet — l'agent travaille le présent du mandat
    Vérification unitaire Fiches, documents officiels à l'achat Non proposée
    Listes et qualification API, enrichissement Listes scorées par concordance — 50 acquéreurs en 1 h
    Surveillance Listes de surveillance, suivi dirigeants Signaux intégrés au screening du mandat
    Approche et NDA Campagne multi-canal 60 jours, NDA signés
    Modèle Freemium, documents à l'achat, abonnements, API À l'unité, aligné succès

    Lecture honnête : la moitié des lignes ne se comparent pas terme à terme. L'archive n'existe que d'un côté — l'agent travaille le présent d'un mandat, il n'a rien à archiver. L'approche n'existe que de l'autre — la vérification documentaire ne signe pas de NDA. Même la surveillance porte deux objets sous un même mot : événements publiés d'un portefeuille déclaré chez l'un, signaux intégrés au screening d'un dossier chez l'autre. Le tableau ne désigne pas un gagnant — il répartit les postes.

    Dans quels cas Societe.com suffit-il à un cabinet ?

    La vérification d'une contrepartie, d'abord. Un acquéreur se déclare : la fiche, les mandats en cours et l'historique disent en quelques minutes si la surface annoncée est réelle. Les documents officiels à l'achat évitent le passage au greffe pour la plupart des besoins courants.

    La constitution d'un dossier, ensuite. Une due diligence documentaire de premier niveau s'appuie sur les actes, les comptes publiés et la chronologie des modifications — l'épaisseur d'archive prend ici toute sa valeur. Vingt-cinq ans de profondeur permettent de reconstituer une trajectoire que les services récents ne voient pas.

    Le dirigeant en réflexion, aussi — persona discret mais réel. Un acquéreur l'a contacté en direct : la fiche et l'archive disent en dix minutes si la surface annoncée tient. Il veut situer sa propre entreprise : vingt ans de trajectoire de ses concurrents se lisent dans les actes et les comptes publiés. Avant tout conseil, c'est souvent le premier réflexe — et il est gratuit.

    La veille d'un portefeuille, enfin. Les listes de surveillance suivent clients, cibles déclarées et contreparties, avec les événements publiés au fil de l'eau. Le suivi des dirigeants complète celui des sociétés : un mandat pris ailleurs, une radiation, une structure nouvellement créée se voient au fil des publications. Pour un cabinet, c'est l'hygiène de base d'un portefeuille de relations — un suivi régulier qui demande, chaque semaine, de lire les alertes, écarter le bruit et noter ce qui compte. La méthode complète est détaillée dans le guide de la surveillance d'entreprise.

    Quand un mandat exige-t-il une campagne exécutée ?

    Le mandat sell-side sous calendrier, d'abord. Le cédant attend des marques d'intérêt qualifiées. Entre une liste de noms et des NDA signés, il y a des centaines d'approches et de relances — des semaines d'heures d'associé si le cabinet les porte seul. La méthode opérée ramène l'activation à 60 jours, contre trois à quatre mois en approche classique.

    Le buy-side structuré, ensuite. Cartographier un secteur est un travail d'information ; détecter la cible approchable avant publication est un travail de screening. Les deux se ressemblent de loin et ne produisent pas la même chose.

    La charge variable, aussi. Deux mandats signés le même trimestre ne justifient ni un recrutement ni un abonnement de plus : ils exigent des heures d'exécution que le cabinet n'a pas. Le modèle à l'unité absorbe la pointe — l'agent porte le sourcing des dossiers, le cabinet garde la relation. Quand la charge retombe, rien ne reste à amortir.

    La confidentialité de bout en bout, enfin. Une campagne au nom d'un dispositif, NDA avant toute donnée sensible, traçabilité des échanges : c'est un process d'exécution, au-delà d'une fonctionnalité documentaire.

    Vingt-cinq ans d'archive disent d'où vient une entreprise. Aucune archive ne dit qui signera un NDA.

    Les enchaîner dans un dossier réel

    Le flux type d'un mandat les fait travailler en série, chacun à son poste. Quatre temps :

    1. Documenter la cible. Avant le lancement, Societe.com fournit les actes, les comptes publiés et la chronologie capitalistique. Le cabinet entre en campagne avec un dossier propre.
    2. Exécuter la campagne. L'agent prend le relais : périmètre qualifié, scoring de concordance, séquences d'approche sur 60 jours, collecte des NDA. Le cabinet suit l'avancement sans porter les relances.
    3. Vérifier les signataires. Chaque NDA revenu déclenche une vérification documentaire — fiche, mandats croisés, surface réelle — avant toute ouverture de data room. C'est de nouveau l'information qui sert.
    4. Documenter la suite. Négociation et closing s'appuient sur les pièces officielles, à l'achat ou certifiées au greffe selon l'exigence. L'agent n'y a plus de rôle ; le cabinet et ses conseils, tous.

    L'information encadre l'exécution ; l'exécution donne un objet à l'information. Le même dossier traverse les deux services plusieurs fois, dans les deux sens.

    Le panorama des bases de données situe Societe.com parmi les cinq opérateurs français ; le duel Gravity vs Pappers traite le même départage côté open data.

    Questions fréquentes sur Societe.com et le M&A

    Societe.com ou Pappers : lequel utiliser pour analyser des PME ?

    Les deux exploitent les mêmes registres. Pappers est né open data, gratuit en consultation ; Societe.com apporte vingt-cinq ans d'archive et une API Pro sur 12 millions de sociétés. Pour l'analyse financière approfondie, Diane les dépasse tous les deux — le panorama détaille les cinq opérateurs.

    Gravity remplace-t-il Societe.com ?

    Non. L'agent ne sert ni fiche, ni document officiel, ni archive. Un cabinet garde Societe.com pour vérifier et documenter, et mobilise l'agent quand un mandat exige une campagne exécutée.

    Societe.com permet-il de trouver des cibles d'acquisition ?

    Il permet de les documenter et de les suivre. La constitution d'une liste reste possible par l'API et l'enrichissement, à partir des critères légaux et sectoriels disponibles. La qualification au sens du mandat — concordance, approche, NDA — relève d'un autre métier.

    Les données des deux services sont-elles les mêmes ?

    La matière première est commune : registres publics français. La différence est le travail appliqué — restitution documentaire historisée d'un côté, qualification et exécution de l'autre.

    Peut-on faire une due diligence avec Societe.com ?

    Le premier niveau documentaire, oui : actes, comptes publiés, chronologie, mandats. La due diligence complète mobilise davantage — documents certifiés du greffe, data room, travaux des conseils. La checklist due diligence détaille les deux côtés, sell-side et buy-side.

    Que coûte chaque approche ?

    Societe.com combine fiches gratuites, documents à l'achat, abonnements et API. Gravity facture à l'unité, par mandat, aligné sur le succès. Le vrai comparatif oppose trois natures de coût : l'abonnement documentaire, les heures internes, l'exécution au mandat.

    Sources

    • societe.com — offre, API Pro et sources, consulté le 12 juin 2026.
    • Registres publics : INSEE (SIRENE), INPI (RNE), BODACC, Infogreffe — via data.gouv.fr.
    • Panorama des bases de données entreprises pour cabinet M&A — gravity-capital.fr, juin 2026.

    Le verdict tient en trois phrases. Societe.com est la mémoire documentaire du tissu économique français — peu de services remontent aussi loin en ligne. Gravity n'est pas son concurrent : c'est le poste d'exécution, qui ne figure dans aucune offre documentaire. Un cabinet small cap les enchaîne, dossier après dossier, chacun à son poste.

    Pour mesurer l'écart sur un cas réel : diagnostic de 45 minutes avec un fondateur, ou Gravity Scan — 50 acquéreurs scorés en une heure sur votre cible.

    Comparatif mis à jour le 12 juin 2026. Prochaine révision des données éditeur sous six mois.