Gravity vs Deal Makr : s'outiller ou déléguer le sourcing
Deal Makr outille le cabinet en self-service, Gravity exécute l'amont du mandat — sell-side comme buy-side. Le duel outillage contre délégation.
Sommaire · 11 sections+
- L'essentiel
- Gravity vs Deal Makr : deux réponses au même problème de capacité
- Que vaut Deal Makr pour un cabinet de transmission ?
- Comment Gravity prend en charge l'amont d'un mandat ?
- Gravity vs Deal Makr : le tableau de comparaison
- Dans quels cas l'outillage Deal Makr suffit-il au cabinet ?
- Quand déléguer le sourcing du mandat plutôt que s'outiller ?
- Apport de missions Deal Makr ou délégation d'exécution : le miroir
- Les enchaîner dans l'année d'un cabinet
- Questions fréquentes sur Deal Makr et l'exécution M&A
- Sources
Deal Makr et Gravity interviennent tous deux sur le travail amont d'un mandat, et c'est ce qui rend le duel utile à préciser. Deal Makr est une plateforme d'outillage en self-service : datapacks, rapports, sourcing d'entreprises, comparables, data room, formation, avec un apport de missions. Le cabinet opère les modules lui-même. Gravity inverse la logique : le cabinet garde sa mission, l'agent en exécute l'amont — sell-side comme buy-side, du périmètre qualifié aux NDA signés. Sourcer des opérations de cession, identifier des acquéreurs, mener la campagne d'approche : l'agent porte le travail de contact, là où l'outil le structure sans le faire. Deux réponses opposées au même problème de capacité. Ce comparatif les départage usage par usage.
L'essentiel
- Deal Makr est une plateforme self-service : production documentaire, sourcing, comparables français, data room, formation.
- L'apport de missions ajoute un flux entrant de mandats tiers au cabinet, qui les exécute avec les modules.
- Gravity n'outille pas : l'agent exécute l'amont du mandat — sourcing sell-side et buy-side — pour le cabinet, jusqu'au NDA signé.
- Le choix réel porte sur la capacité : produire en interne avec des outils, ou déléguer le travail de contact dossier par dossier.
- Données vérifiées sur dealmakr.fr le 12 juin 2026 ; révision de ce comparatif sous six mois.
Gravity vs Deal Makr : deux réponses au même problème de capacité
Le problème de départ est identique. Un cabinet small cap signe des mandats dont l'amont — documentation, sourcing, approches — consomme des heures que l'équipe n'a pas toujours. Deux familles de réponses existent.
La première augmente la productivité du cabinet. Des outils produisent les livrables plus vite, structurent le sourcing, standardisent les dossiers. Le travail reste opéré en interne, mais il coûte moins d'heures par dossier. C'est la voie de Deal Makr, complétée par un flux de missions apportées.
La seconde déplace le travail hors du cabinet. L'amont du mandat est exécuté par un agent : le cabinet définit les critères, valide les étapes, garde la relation, et récupère des contreparties qualifiées sous NDA. C'est la voie de Gravity. Les deux ne font pas croître la même chose : l'une augmente la capacité de production interne, l'autre porte le travail de contact à la place du cabinet.
Le détail des postes éclaire le partage. L'amont d'un mandat enchaîne cinq travaux : documentation commerciale, constitution des listes, approches, relances, collecte des NDA. L'outillage accélère les deux premiers — c'est sa zone de force. Les trois suivants restent des heures de contact, que l'outil structure sans les absorber. La délégation, elle, porte les cinq d'un bloc. La frontière du choix passe là : entre produire plus vite et faire porter le contact par un tiers.
L'outil fait produire plus vite. L'agent porte le travail de contact. Le problème est le même ; la réponse engage deux organisations différentes.
Que vaut Deal Makr pour un cabinet de transmission ?
L'offre couvre la chaîne de production d'un dossier. Les datapacks et les rapports automatisent les livrables d'analyse. Le module de sourcing identifie des entreprises. Les comparables français alimentent les travaux de valorisation. La data room héberge les échanges documentaires. La formation accompagne la montée en compétence des équipes. Une marketplace complète le dispositif.
Chaque module a son destinataire. Le datapack sert l'analyste qui prépare le dossier. Les comparables servent la valorisation. La data room sert le process une fois les contreparties engagées. La formation sert le junior. La marketplace sert le flux. L'ensemble suppose un opérateur derrière chaque module : le self-service le dit dans son nom, et la formation incluse confirme qu'une courbe d'apprentissage existe.
S'y ajoute un apport de missions : la plateforme adresse des mandats au cabinet, qui les exécute avec les modules.
Le modèle est le self-service : le cabinet opère chaque module lui-même. La contrepartie est structurelle — il faut des heures internes disponibles. L'outil réduit le coût unitaire d'un livrable ; il ne prend pas en charge le travail de contact.
Comment Gravity prend en charge l'amont d'un mandat ?
L'agent ne vend pas de modules. Il exécute l'amont d'un mandat donné, sell-side comme buy-side. En sell-side, il source les opérations elles-mêmes : identifier les dirigeants-cédants dont le profil correspond et les approcher en direct pour faire naître des mandats de cession. En buy-side, il identifie et approche les acquéreurs d'une cible.
Dans les deux sens, la mécanique est la même : un périmètre qualifié de 1,5 million d'entreprises après exclusion automatique du hors-périmètre M&A, un scoring de concordance sur les critères réels du dossier, une campagne d'approche multi-canal sur 60 jours, des NDA signés électroniquement. Gravity Scan restitue 50 acquéreurs scorés en une heure ; la méthode d'origination en sept étapes structure l'ensemble. En juin 2026, nous mesurons 15 à 20 % de taux de réponse et 10 à 15 NDA signés par dossier — des fourchettes mesurées sur les dossiers en cours, présentées comme telles.
La frontière de responsabilité est posée au mot près. L'agent s'arrête au NDA signé. Marques d'intérêt, négociation, structuration, closing : intégralement au cabinet, seul interlocuteur du dirigeant. Le cabinet garde sa mission, sa relation et sa valeur — il délègue un poste de travail.
La contrepartie est nette. Pas de modules à opérer soi-même, donc pas de montée en compétence interne sur l'outillage. La marketplace, les comparables en libre accès et la formation relèvent de la plateforme. Gravity ne distribue pas non plus de missions tierces : il n'apporte pas de mandats déjà constitués, il aide à les faire naître par le sourcing sell-side ou à les exécuter par le sourcing buy-side.
Gravity vs Deal Makr : le tableau de comparaison
Critères d'un cabinet M&A small cap. Données vérifiées sur dealmakr.fr, consultées le 12 juin 2026.
| Critère | Deal Makr | Gravity |
|---|---|---|
| Nature | Plateforme d'outillage en self-service | Agent d'exécution M&A |
| Qui opère le travail | Le cabinet, avec les modules | L'agent, sur les critères du cabinet |
| Production documentaire | Datapacks, rapports, comparables français | Documentation du mandat, produite en exécution |
| Sourcing | Module opéré par le cabinet | Périmètre qualifié + scoring, cédants comme acquéreurs (50 acquéreurs scorés en 1 h) |
| Approche sortante exécutée | — | Campagne multi-canal 60 jours, NDA signés |
| Origination de mandats | Apport de missions tierces | Origination de mandats sell-side ; pas de missions tierces |
| Data room | Incluse | — hors périmètre, au cabinet |
| Montée en compétence | Formation incluse | Sans objet — le poste est délégué |
| Modèle | Plateforme et missions | À l'unité, aligné succès |
Lecture honnête : plusieurs lignes ne se recoupent pas. L'approche exécutée et l'origination sell-side n'existent que chez l'agent ; la data room, la formation et l'apport de missions tierces, que chez la plateforme. Le tableau ne classe pas : il oppose deux métiers.
Dans quels cas l'outillage Deal Makr suffit-il au cabinet ?
Le cabinet équipé en analystes, d'abord. Quand la capacité interne existe, l'outil la démultiplie : livrables plus vite, sourcing structuré, dossiers standardisés. Externaliser apporterait peu — le travail trouve preneur en interne, et le coût se dilue sur le volume de dossiers.
La construction d'une pratique, ensuite. Un cabinet qui veut faire de la production M&A une compétence interne — former ses juniors, garder ses méthodes — a une raison de choisir le self-service. La formation incluse sert ce cas.
Le besoin de flux, enfin. Un cabinet en développement cherche des mandats autant que des moyens de les traiter. L'apport de missions tierces répond à ce besoin précis.
Quand déléguer le sourcing du mandat plutôt que s'outiller ?
L'absence de capacité interne, d'abord. Deux associés sans analyste n'opéreront pas des modules, si bons soient-ils : les heures n'existent pas. La délégation est alors la voie qui n'exige pas de recruter.
La pointe de charge, ensuite. Deux mandats signés le même trimestre saturent une petite équipe. Le modèle à l'unité absorbe la pointe sans coût fixe : l'agent porte l'amont des dossiers, le cabinet garde la relation. Quand la charge retombe, rien ne reste à amortir.
Le mandat confidentiel exigeant, enfin. Une campagne d'approche nominative sous NDA, séquencée sur 60 jours avec relances et reporting, est un métier d'exécution à part entière. La méthode opérée en fait un poste délégué plutôt qu'un projet interne.
Apport de missions Deal Makr ou délégation d'exécution : le miroir
Les deux modèles méritent d'être posés côte à côte. Deal Makr apporte au cabinet des mandats déjà constitués, qu'il exécute avec les modules : le flux entre, le travail reste. Gravity intervient sur les mandats du cabinet — ceux qu'il détient comme ceux que l'origination sell-side fait naître — et en exécute l'amont : la relation reste au cabinet, le travail de contact passe à l'agent. Le premier élargit le portefeuille avec des dossiers tiers ; le second renforce la capacité du cabinet sur ses propres dossiers.
Deal Makr apporte des dossiers tiers. Gravity porte ceux du cabinet, qu'il les trouve ou les exécute.
Le critère de décision tient en trois questions, à se poser dossier par dossier :
- Un analyste est-il disponible pour opérer les modules ? Sinon, l'outillage restera sous-utilisé.
- Le mandat supporte-t-il le délai d'une montée en compétence ? Sinon, la délégation gagne par le calendrier.
- Le flux de missions tierces est-il un besoin réel ? Si oui, c'est le terrain de la plateforme ; un agent d'exécution n'apporte pas de mandats déjà constitués.
La question de choix porte sur ce qui manque au cabinet : des mandats tiers, ou des heures de contact. Le panorama du dealflow situe les deux logiques parmi les quatre plateformes françaises.
Les enchaîner dans l'année d'un cabinet
Le déroulé réaliste d'une année small cap fait coexister les deux logiques. Au premier trimestre, l'équipe opère ses dossiers avec son outillage : la capacité interne suffit. Au printemps, deux mandats signent coup sur coup et la pointe dépasse les heures disponibles : la délégation absorbe l'amont des deux dossiers, l'équipe garde la relation. À l'été, une mission tierce arrive par la marketplace : flux bienvenu, opéré en interne. En fin d'année, le bilan se lit poste par poste : ce qui a été produit, ce qui a été délégué, ce que chaque voie a coûté en heures et en budget.
L'enseignement du déroulé : le cabinet n'a pas choisi un camp. Il a choisi, dossier par dossier, qui portait le travail. C'est la seule décision qui compte, et elle se reprend à chaque mandat.
Questions fréquentes sur Deal Makr et l'exécution M&A
Que vaut Deal Makr pour un cabinet de transmission ?
Deal Makr réunit datapacks, sourcing, comparables, data room et formation en self-service, avec un apport de missions. La question décisive porte sur qui opérera le travail que l'outil structure — les modules exigent des heures internes.
Gravity remplace-t-il Deal Makr ?
Non. L'agent exécute l'amont du mandat — sell-side comme buy-side — sans fournir d'outillage ni de missions tierces. Un cabinet qui veut s'outiller et un cabinet qui veut déléguer le contact ne demandent pas la même chose.
Peut-on cumuler les deux ?
Oui, sans conflit fonctionnel : les modules servent les dossiers que le cabinet opère lui-même, la délégation couvre ceux qu'il ne peut pas porter. Le seul arbitrage est budgétaire — un abonnement d'outillage et une exécution à l'unité ne se financent pas pareil. Le premier s'amortit au volume de dossiers internes ; la seconde se déclenche au mandat, sans engagement de durée.
Qui exécute le sourcing avec Deal Makr ?
Le cabinet, avec le module. L'outil identifie et structure ; les approches, les relances et la collecte des NDA restent des heures internes. C'est la distinction exacte avec l'agent, qui exécute cette chaîne pour le cabinet, côté cédants comme côté acquéreurs.
L'outillage rend-il la délégation inutile ?
Non, et l'inverse non plus. L'outil suppose un opérateur : quand les heures manquent, le meilleur module reste à l'arrêt. La délégation suppose des mandats : quand le flux manque, il n'y a rien à exécuter. Les deux adressent des états différents du même cabinet, souvent à des moments différents de la même année.
Que coûte chaque approche ?
Les prix dépendent des dossiers. Le vrai comparatif oppose trois natures de coût — l'abonnement d'outillage, les heures internes qu'il économise en partie, et l'exécution à l'unité qui prend en charge le travail de contact. Chaque cabinet fait ce calcul avec ses propres heures.
Sources
- dealmakr.fr — modules et offre publiée, consulté le 12 juin 2026.
- Panorama du dealflow M&A français — gravity-capital.fr, juin 2026.
Le verdict tient en trois phrases. Deal Makr équipe le cabinet qui veut produire en interne — modules, formation, et un apport de missions tierces qu'un agent ne fournit pas. Gravity exécute l'amont — sell-side comme buy-side — pour le cabinet qui veut déléguer le travail de contact sans recruter ni se former à un outil. La proximité fonctionnelle est réelle ; la logique est inverse, et le bon choix dépend de ce qui manque au cabinet.
Pour poser le calcul sur un mandat réel : diagnostic de 45 minutes avec un fondateur, ou Gravity Scan — 50 acquéreurs scorés en une heure sur votre cible.
Comparatif mis à jour le 12 juin 2026. Prochaine révision des données éditeur sous six mois.